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Outil gratuit

Simulateur de seuil de rentabilité

Ce simulateur calcule le chiffre d’affaires à partir duquel une entreprise du bâtiment couvre ses charges fixes, ainsi que la date correspondante dans l’année et la marge de sécurité restante. Il repose sur deux données : vos charges fixes annuelles et votre taux de marge sur coûts variables. Rien n’est enregistré.

Sans carte bancaire · Hébergé en France

Ce que vous payez même sans chantier : loyer, assurances, encadrement, leasing, logiciels, comptabilité.

€ / an

(Chiffre d’affaires − coûts variables) ÷ chiffre d’affaires, sur le dernier exercice.

%

Sert à situer le point mort dans l’année et à mesurer la marge de sécurité.

€ / an

Pour traduire le seuil en nombre de chantiers.

€ HT

Seuil de rentabilité

692 308 €

Soit environ 6 chantiers

Point mort

24 octobre

Au 297ᵉ jour, à activité régulière

Marge de sécurité

18,6 %

157 692 € au-dessus du seuil

Le calcul se fait dans votre navigateur. Rien n’est envoyé, rien n’est enregistré, aucun compte n’est demandé. Le point mort suppose une activité régulière sur l’année, ce qui n’est jamais tout à fait le cas dans le bâtiment : lisez-le comme un repère, pas comme une date.

La méthode

Deux chiffres suffisent, et le second décide de tout.

Marge sur coûts variables = Chiffre d’affaires − Coûts variables
Taux de MCV = Marge sur coûts variables ÷ Chiffre d’affaires
Seuil de rentabilité = Charges fixes ÷ Taux de MCV
Point mort en jours = 365 × Seuil ÷ Chiffre d’affaires annuel
Marge de sécurité = (CA − Seuil) ÷ CA

Le partage entre fixe et variable est l’essentiel du travail. Une charge est variable si elle disparaît quand le chantier n’existe pas : matériaux, sous-traitance, location de matériel, main-d’œuvre productive. Elle est fixe si elle tombe de toute façon : loyer, assurances, encadrement, logiciels, honoraires.

Ce qui surprend, c’est la sensibilité au taux de marge. Sur l’exemple ci-dessous, passer de 26 % à 24 % — deux points, l’effet d’une saison de remises un peu généreuses — déplace le seuil de 692 000 à 750 000 €, soit 58 000 € de chiffre d’affaires supplémentaire à trouver pour gagner exactement autant qu’avant. Réduire les charges fixes de 58 000 € demanderait bien plus d’efforts.

Un exemple chiffré

Une entreprise à 850 000 € de chiffre d’affaires.

Poste Montant Calcul
Chiffre d’affaires850 000 €Exercice
Coûts variables629 000 €Matériaux, sous-traitance, main-d’œuvre productive
Marge sur coûts variables221 000 €850 000 − 629 000
Taux de MCV26,0 %221 000 ÷ 850 000
Charges fixes180 000 €Loyer, assurances, encadrement, logiciels
Seuil de rentabilité692 308 €180 000 ÷ 0,26
Point mort297ᵉ jour365 × 692 308 ÷ 850 000
Marge de sécurité18,6 %(850 000 − 692 308) ÷ 850 000

Lecture : cette entreprise couvre ses charges fixes autour du 24 octobre. Les deux derniers mois d’activité portent le résultat de l’année. Une marge de sécurité de 18,6 % signifie qu’une baisse de chiffre d’affaires supérieure à ce pourcentage la fait passer en perte.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une charge fixe dans le bâtiment ?

Ce que vous payez même sans chantier : loyer, assurances, salaires administratifs et d’encadrement, leasing, logiciels, honoraires comptables, frais bancaires. Le test est simple — si l’activité s’arrête un mois et que la charge tombe quand même, elle est fixe.

Et la main-d’œuvre productive, fixe ou variable ?

C’est la question qui fâche. Comptablement, un salarié en CDI est une charge fixe. Économiquement, sur un exercice, l’effectif s’ajuste. La pratique la plus utile consiste à traiter la main-d’œuvre productive comme variable pour le calcul du seuil, et à surveiller à part le coût d’un effectif sous-employé.

Pourquoi mon seuil est-il si élevé ?

Parce que le seuil dépend beaucoup plus du taux de marge que du montant des charges fixes. Baisser d’un point le taux de marge sur coûts variables déplace le point mort de plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est ce que le simulateur montre en direct.

Le point mort en jours, à quoi sert-il ?

À traduire le seuil en calendrier : « nous travaillons pour l’entreprise jusqu’au 14 septembre, et pour nous après ». C’est la formulation qui parle le mieux en réunion d’équipe.

Faut-il refaire le calcul chaque année ?

Au minimum. Et à chaque fois qu’une charge fixe importante bouge : une embauche administrative, un déménagement, un leasing. Le seuil se déplace immédiatement, alors que le sentiment de l’avoir atteint met des mois à s’ajuster.

Le seuil se calcule. L’atteindre se pilote.

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